With Pen and Paper

In the kingdom of hope there is no winter – Ecrits persos et autres joyeusetés

Où il est question d’un roman

Peut-être qu’il faudrait que je me mette à parler ici de mon projet… C’est un truc que j’ai en tête depuis pas mal de temps. Un roman, en fait. Je sais pas, histoire de tenir une espèce de journal de bord… Bon à mon avis le truc va plus ressembler à un machin du genre “ooohmondieuc’estnuuulj’yarrivepaaaas” mais qui ne tente rien n’a rien hu ? xD

Pour l’instant je suis dans la phase “recherches/j’essaie de trouver un plan/comment je vais faire/c’est trop compliqué”, en gros x) J’ai cette espèce de tendance stupide à vouloir toujours faire compliqué ; je m’intéresse à nombre assez grands de sujets, et j’ai envie de tout caser dans mon roman, de faire un gros truc bien blindé, un truc à la hauteur de mes espérances quoi. Mais je sais que de toute façon je suis jamais contente, alors… J’ai juste peur de tout laisser tomber au bout d’un moment, je m’accroche, cela dit. J’ai pas envie que ce projet rejoigne la dizaine d’autres restés en plan quelque part au fin fond de mon cerveau.

Donc ouais, je lis, j’essaie de penser à mon intrigue, à rassembler les petits morceaux d’idées éparpillés dans ma tête, à penser à mes personnages. En ce moment je suis sur la biographie de Ignatius Donnelly, vous savez, le fameux type qui a écrit sur l’Atlantide. C’est un des personnages central de mon histoire, central comment et pourquoi, ça reste à déterminer ! Mais plus je lis et plus j’aime ce type, et je me dis que j’aurais bien aimé le connaître. Et donc ça me donne très envie d’écrire sur lui et de le mettre en scène. M’enfin c’est pas gagné… J’ai du mal à mettre de l’ordre dans mes idées, à prioritiser, j’ai l’impression de faire n’importe quoi… Enfin jvais continuer à faire n’importe quoi et on verra ce que ça donne ! De toute façon j’ai que ça à faire, c’est pas comme si j’avais des révisions ou autre chose à faire ! Donc autant y aller à fond les ballons !!

Dans un autre registre, Sanctuary a été annulée. Bah ouais. En même temps on s’y attendait un peu… La saison 4 était  finie depuis près de six mois, et on n’avait aucune nouvelles, rien du tout. Finalement l’autre soir, je sais même plus, ça devait être mercredi ou jeudi, j’étais devant un film avec ma mère. J’ai eu la bonne idée d’allumer mon téléphone pour aller faire un tour sur Twitter, vous savez, pour tweeter une connerie dans le style “trop classe mon film !” (c’était Skyline je crois), et qu’est-ce que je vois, des dizaines de messages de gens agonisant devant leur pc parce que Sanctuary venait d’être annulée. Et vous savez pas le meilleur ? C’est même pas la chaîne qui est responsable, ce sont ces putains de financeurs de merde. The Beedie Group ou je sais pas quoi là. Ils voulaient plus injecter de l’argent dedans apparemment… Ils ont décidé que ça leur rapportait pas assez, vous voyez. J’aimerais bien qu’ils se noient dans leurs putains de dollars de chiotte, là, qu’ils s’étouffent avec à force d’en bouffer. Qu’ils soient anéantis par un tsunami de dollars, comme ça peut-être qu’ils se diront enfin que LA, ILS EN ONT ASSEZ BORDEL DE MERDE !!!

Hum. Je m’égare. J’vais retourner à mon roman, ça m’évitera de dire des conneries !

Do not dwell in the past, do not dream of the future, concentrate the mind on the present moment. ~ Buddha

Ecrit il y a quatre ou cinq ans.

*

Le passé est devenu l’un de ces endroits où on aime être, mais qui en même temps n’apporte que de la peine. Une sorte de prison où l’on reste uniquement pour ne pas souffrir d’essayer de se débarasser de toutes ces vieilles émotions, de toutes ces images. Quelques fois l’esprit est comme un vaste océan, dans lequel tout se noie un jour ou l’autre … Et tout ressurgit à la surface.

Le temps est mon pire ennemi. JE suis mon pire ennemi.

Je fais n’importe quoi. Ma faiblesse, c’est ma peur. Peur de quoi, de qui, je ne sais pas vraiment. J’ai laissé des choses m’échapper, des choses que j’aurais pu contrôler, des choses qui auraient pu m’apporter beaucoup, ou rien, qui sait. Peut-être alors n’en serais-je pas là aujourd’hui. Peut-être ne serais-je pas là, hurlant contre ces barreaux derrière lesquels rester est si commode, si grisant. Si douloureux.

Je ne sais pas ce que je veux. Est-ce que je le veux lui ? Est-ce que ce n’est pas moi qui me persuade que c’est lui dont j’ai besoin ? Pourquoi ai-je attendu si longtemps ? Pourquoi l’ai-je laissé me glisser entre les doigts ?

Tant de questions sans réponses, c’en est presque détestable. Je suis détestable. La honte est devenue une vieille amie…

Where there is anger, there is always pain underneath. ~ Eckhart Tolle

Quelque part en 2008 ou peut-être 2009… Ecrit alors que je me trouvais très en colère contre une certaine personne, à tort ou à raison, je ne le sais toujours pas.

*

Il ne s’est jamais soucié de personne.

Les sentiments des autres, il les ignore. Il passe outre, comme s’ils n’existaient pas.

Il ne sait pas ce qu’il veut. Tout est temporaire pour lui. La vie elle-même est temporaire. Les gens qui l’entourent sont temporaires. Ses émotions sont temporaires.

Il agit comme un char d’assaut. Il écrase tout ce qui se trouve sur son passage. Ses amis, ses amours, rien ne lui résiste ; il prend tout, détruit tout, ne garde rien.

On s’attache à lui. On l’aime, on le déteste, on remercie on ne sait pas trop qui de l’avoir mis sur notre route. Jusqu’au jour où il prend notre amitié, la brandi devant nous et la jette, la piétine, sans explications. Il part, il rejoint quelqu’un d’autre, quelqu’un d’autre qui va souffrir, comme nous.

Il a cette capacité de nous faire croire que nous sommes uniques. Pour rien au monde on ne le laisserait ; et on espère que pour rien au monde, il ne nous laissera.

Pourtant le temps passe ; et peu à peu, il nous échappe, il s’éloigne ; le connaît-on vraiment ? L’a-t-on vraiment connu, cette personne qui nous semble si différente aujourd’hui ?

La réponse est non. Il nous a trahis. Nous avons placé notre confiance en lui, et il a juste tout fait foirer. Il a tout gâché.

Il ne s’est jamais soucié de personne, à part de lui-même. Il écrase les autres, il les anéantit.

Prendre le train

Ecrit il y a très longtemps, quelque part en 2007 ou 2008.

*

Un jour, vous vous rendez compte que le monde autour de vous, les personnes que vous connaissez, vos amis, votre famille … Tout le monde a pris le train. Et subitement, il vous apparaît que vous, vous êtes resté seul, sur le quai.

Vous passez des années avec une personne. Vous pensez bien la connaître. Vous pensez tout savoir d’elle, et vous pensez que c’est réciproque, qu’elle sait tout de vous. Vous avez la certitude que ce lien entre vous va durer, des années encore. A cause de ce lien, vous vous dites que la personne que vous avez en face de vous n’a aucun secret pour vous, que tout est clair, qu’il n’y a aucune zone d’ombre en elle qu’elle ne vous aurait dévoilée.

Illusion. Les mois passent. Malgré vous, vous vous éloignez. Malgré vous, le lien est mis à l’épreuve. Malgré vous, vous sentez la distance qui se fait plus grande, de jour en jour elle grandi, jusqu’à vous donner l’impression que plus jamais vous ne pourrez franchir ce fossé qui s’est créé entre vous.
Petit à petit, vous commencez à vous demander si vous avez vraiment connu cette personne. Car aujourd’hui, sa vie est différente. Elle a changé, cette personne, elle n’est plus la même. Pour vous, elle est devenue une inconnue, comme si les années passées à ses côtés n’ont été qu’un leurre, comme si vous vous étiez fourvoyé. Vous pensiez la connaître.

Mensonge. Vous vous rendez compte que vous vous êtes menti à vous-même. Qu’il n’y a que deux solutions. Soit c’est vous qui ne vouliez pas voir la personne telle qu’elle était, mais plutôt telle que vous vouliez qu’elle soit, soit vous ne la connaissiez vraiment qu’à moitié. Et encore.

Aujourd’hui, la vie a continué pour cette personne. Vous vous rendez compte que ses actions ne ressemblent en rien à l’image que vous vous faisiez d’elle. Et vous vous rendez compte que c’est ça le problème. L’image. L’avez-vous vraiment vue, cette personne, comme elle était ? Vous doutez. Vous remontez en arrière, vous plongez dans vos souvenirs. Là, au détour d’une image, vous comprenez. C’est vous qui n’avez rien compris. C’est vous qui n’avez pas voulu voir.

Le temps a passé. Aujourd’hui, la gare est vide. Tout le monde est dans le train, en route pour vous ne savez où. Vous, vous êtes encore sur le quai. Vous regardez le train disparaître peu à peu. Vous regrettez quelques fois de ne pas l’avoir pris. A quoi servent les regrets ? A rien. A rien de plus qu’à vous montrez combien vous avez été stupide.

*

Tout change. Rien n’est immuable. Enfin, vous voudriez que certaines choses le soient. Comme l’amitié. L’amour. Les choses solides auxquelles vous raccrocher. Les choses qui vous faisaient vous sentir comme une partie du monde.

Hors du monde, hors de tout, chaque jour est fait pour vous rappeler le passé. Un passé perdu, que vous regrettez sans doute. Vous savez que regarder en arrière n’est pas une solution. Que a ne sert à rien de se torturer et qu’il vaut mieux avancer.

Vous comprenez, une fois de plus. Votre problème, c’est que vous avancez. Mais avec un pied dans le passé, et l’autre qui hésite à se poser dans le futur.
Vous avez loupé le train. Attendez le suivant. Faites-vous une raison.

E.M.

Sanctuary for None

C’est un de ces jours où je me sens gfrehlgrendlsfdj.
J’ai séché une réunion obligatoire du Pôle Emploi (les “métiers qui recrutent”…) et j’ai inventé une excuse bidon. Si ça marche pas je me fais radier mais vous savez quoi ? Je m’en tape. C’est que des conneries ces trucs, il vous fourrent des réunions par-ci par-là qui servent à rien. Qu’est-ce que je vais trouver comme métier dans ma branche, hein ? Prof d’anglais ? Non merci ! De toute façon j’ai pas l’intention de moisir ici alors leurs réunions à deux francs six sous ils peuvent se les garder !

J’ai l’impression que mon projet pour Sanctuary n’avance pas. L’idée c’est d’envoyer des tonnes d’origamis à la chaîne Syfy et aussi aux financiers, The Beedie Group. Rien que le nom j’ai envie de rire. D’après ce que j’ai lu, la série n’est pas sûre d’être renouvellée pour une cinquième saison parce qu’ils ont des difficultés avec leur studio où je sais pas trop quoi. En gros le fric ne suit pas, et sachant que produire un épisode de la série coûte 2 million et quelques autres poussières… Donc voilà, je pense que la seule solution c’est nous fans nous mobilisions pour leur montrer qu’on est là et qu’on est pas que des moutons qui mangeons ds séries et tant pis si elles partent aux oubliettes ! Le seul problème est que j’ai l’impression que pas grand monde me suit sur ce coup. Evidemment j’ai plusieurs amies qui sont plus que partantes, mais rassembler un grand nombre de fans s’avère plus difficile que prévu… Surtout lorsque certains ne se montrent pas très coopératifs ! J’ai parlé du projet à un Américaine qui avait l’air emballée, mais en fait elle ne répond plus à mes messages et j’ai la sensation que tout est bloqué. Bref, une cata.

J’ai finis mes examens sur le fil et autant dire que j’ai rarement autant bâclé quelque chose, sauf en primaire où je faisais mes exercices de calculs le plus vite possible pour partir en récré avec les copines. Je ne m’attends pas à avoir la moyenne mais j’aimerais au moins avoir mon année, pour avoir ma licence et continuer en master, toujours par correspondance évidemment.

Je devrais me bouger, au lieu de me plaindre pathétiquement sur ce nouveau blog.

Take the witch

A text based on a dream I had. English not being my mother tongue, and this text not having been beta read, all mistakes are mine.


They were all gathered around the table, their faces serious. Concern filled the atmosphere, making the situation almost unbearable; he looked up from the big wooden table and quickly glanced at each of his team member. He hated this.

-So, he began, what’s the situation?

He had spoken to no one in particular, hoping that whoever got information would speak first.

It was his second in command who did.

-Well sir, nothing relevant so far. They’re well hidden far in the forest, and we’re kind of clueless as to what’s their firepower. Attacking would be dangerous.

He made a face which had to mean something like “you bet” and she smiled, despite her nervousness. She cast a sideways glance to the young woman sitting at her right, her daughter, who was dooddling on her notepad. She wasn’t supposed to get involved in all this. She wasn’t suppose to be here, while they were preparing a war, but there wasn’t anything she could do to prevent it. They needed her, needed her abilities, her strenghth; and her daughter was more than happy to provide it, no matter what.

-So what’s the plan?

Everyone turned to glare at the only other woman in the team ; she was nonchalantly sitting on her chair, legs drawn to her chest, fingers playing with a pen.

-The plan, he said a bit sharply, is that there is no plan. Not yet, at least.
-So we just sit here and do nothing.

The pen slipped from her fingers and rolled on the table; the young woman picked it up.

-We have a plan, she said vehemently, looking up from her notepad to look at each of her friends. We go there, we do what we have, and we leave. Piece of cake.

At her left, her mother looked kind of shocked, and from the other side of the table he stared at her for a moment, brows furrowed. Her father. Some people would see as a curse to work with their parents everyday of the week; she didn’t. For her, it was a gift.  She held his gaze for a few seconds, saw his concern and his fear, though he managed to hide it pretty well. She nodded imperceptibly, and he nodded back. Trust me, Dad. I can do this.

-Okay then people, go. But take the witch with you.

He threw her daughter an intent look, smiled, then stood up and left the room.

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